la pièce est remplie d'air chaud. On étouffe, il y en a presque trop.
la lumière entre par les interstices des rideaux, éclaire l'endroit, révèle la poussière présente à celui qui y prête attention.
les fauteuils sont massifs, ajoutent lourdeur à cet endroit restreint.
la tapisserie aveugle, de par son abondance sur ces murs peu hauts.
la plume effleure le papier dans un silence presque mortel.
le souffle de l'écrivaine s'avère être lent, mais régulier.
elle compose de manière saccadée, suivant le rythme de son inspiration.
elle puise récits et métaphores dans son jardin secret, source de diversité et de créativité.
multitude de lettres se bouscule dans son esprit, la plume ne cesse de puiser l'encre de son réservoir.
jusqu'à ce qu'il se vide,
ou jusqu'à ce que le silence mortel le soit vraiment,
la plume fera son bout de chemin
